One Less Car

Trouvé tout à l’heure sur Planète sans Visa cet extrait de Michel Bosquet qui résume à merveille l’aberration de l’auto en ville:
« Une bagnole, de même qu’une villa avec plage, n’occupe-t-elle pas un espace rare ? Ne spolie-t-elle pas les autres usagers de la chaussée (piétons, cyclistes, usagers des trams ou bus) ? Ne perd-elle pas toute valeur d’usage quand tout le monde utilise la sienne ? Et pourtant les démagogues abondent, qui affirment que chaque famille a droit à au moins une bagnole et que c’est à l’“État” qu’il appartient de faire en sorte que chacun puisse stationner à son aise, rouler à son aise en ville et partir en même temps que tous les autres, à 150 km/h, sur les routes du week-end ou des vacances.
La monstruosité de cette démagogie saute aux yeux et pourtant la gauche ne dédaigne pas d’y recourir. Pourquoi la bagnole est-elle traitée en vache sacrée ? Pourquoi, à la différence des autres biens “privatifs”, n’est-elle pas reconnue comme un luxe antisocial ? »
Ce texte est de 1973, année de création du journal Le Sauvage.
La « voirie » est désormais toute entière mobilisée par la voiture (parkings, bittes, peintures…)
Où garer son tricycle solaire Lisio2 ?














1 Response to “One Less Car”
[...] plupart de nos villes souffrent d’une curieuse maladie liée à la voiture [...]